La ménopause constitue l’un des plus grands bouleversements hormonaux de la vie d’une femme. Parmi les manifestations les plus fréquentes mais les moins anticipées, la chute de cheveux occupe une place majeure. Ce guide vise à offrir une compréhension claire et des solutions concrètes pour mieux traverser cette période.
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Pourquoi la ménopause influence-t-elle autant les cheveux ? Les cheveux suivent un cycle divisé en trois phases : anagène (croissance), catagène (transition) et télogène (repos puis chute). Des milliers de follicules alternent ces étapes : c’est ce « roulement » qui maintient une densité globalement stable.
Les œstrogènes prolongent la phase anagène, soutiennent la microcirculation et participent à l’équilibre du cuir chevelu. À la ménopause, leur baisse bouleverse cet équilibre : la croissance se raccourcit, la phase de repos peut s’allonger, et davantage de cheveux passent en télogène au même moment, rendant la chute plus visible.
Sans cette protection, les androgènes deviennent proportionnellement plus actifs. Ils réduisent la durée de croissance et peuvent miniaturiser le follicule. Résultat : les cheveux repoussent plus fins, tombent plus vite et leur densité diminue. La génétique, un terrain de cheveux déjà fins, ou des troubles associés (thyroïde, carences) peuvent accentuer le phénomène.
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Les signes à reconnaître. La chute ménopausique se manifeste souvent par une perte de volume sur la zone centrale ou le dessus du crâne, un cuir chevelu plus apparent, et une raie qui s’élargit progressivement. La fibre change aussi : texture plus sèche, cheveux ternes et plus difficiles à coiffer.
On observe parfois une augmentation de la casse (pointes qui se dédoublent) et une chute plus importante lors du lavage ou du coiffage. Perdre des cheveux est normal, mais si la chute devient brutale et diffuse, mieux vaut consulter pour écarter un effluvium télogène lié au stress, une carence marquée ou un trouble hormonal.
Chaque femme vit ces symptômes différemment : certains changements sont discrets et s’installent lentement, d’autres sont plus marqués, surtout au début de la transition.
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Les gestes essentiels pour protéger sa chevelure. Adopter une routine douce. Choisissez des shampooings non agressifs, limitez les appareils chauffants et évitez les colorations répétitives. Une routine simple et stable apporte de meilleurs résultats qu’une succession de produits intensifs.
Hydrater et nourrir. Masques riches, après-shampooings, huiles végétales légères sur les longueurs et sérums protecteurs aident à garder une fibre souple et à protéger le cuir chevelu. L’objectif reste de limiter la casse pour préserver l’apparence de densité.
Stimuler la circulation. Massages du cuir chevelu pendant quelques minutes par jour, brossage délicat ou soins stimulants encouragent l’oxygénation des follicules et soutiennent l’ancrage. Le massage contribue aussi à relâcher les tensions.
Renforcer son alimentation. Les cheveux sont constitués de kératine, une protéine. Des apports suffisants en protéines, fer, zinc, vitamines B et D, et oméga-3 soutiennent la croissance. En cas de fatigue persistante ou d’ongles fragiles, un bilan peut s’avérer utile.
Analyser les facteurs aggravants de la chute des cheveux. Fatigue, stress, manque de sommeil, troubles thyroïdiens, médicaments ou variations rapides de poids peuvent accentuer la chute. Une hygiène de vie régulière complète l’action des soins.
Réaliser un diagnostic capillaire. Un diagnostic précise la nature de la chute et permet d’adapter les traitements. Le Centre Clauderer, à Paris, propose un accompagnement personnalisé basé sur des solutions naturelles.
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Une période de fragilité, mais aussi d’opportunités. La ménopause impose un ajustement des habitudes, sans condamner la chevelure. Avec de la constance sur plusieurs mois, la qualité de la fibre s’améliore, la casse diminue et la repousse devient plus régulière. Comprendre les mécanismes hormonaux et adopter une routine adaptée aide à conserver une chevelure saine et lumineuse.
Astuces de coiffage pour gagner en densité
Les coupes mi-longues ou légèrement dégradées apportent du mouvement, tandis que les attaches trop serrées fragilisent la fibre. Un séchage tête en bas à chaleur modérée, une raie moins marquée ou des texturisants légers redonnent du volume sans alourdir.
Si la chute persiste au-delà de six mois malgré une routine adaptée, ou s’accompagne de démangeaisons, rougeurs ou plaques, un avis dermatologique reste recommandé.


